L’orthographe, compétence trop souvent sacrifiée
Si la communication, le management et la prise de parole en public sont reconnus comme des compétences transversales indispensables, l’orthographe apparaît en comparaison comme un parent pauvre. C’est pourtant un vecteur de reconnaissance et d’ascension sociales, qu’il est possible de se réapproprier par le biais de formations ludiques.



Le poids des années d’école comme celui du regard d’autrui explique que bien souvent encore des salariés et des managers aient du mal à reconnaître leur maîtrise incomplète de la syntaxe et de la grammaire françaises. Il suffit de prononcer le mot orthographe pour réveiller le mauvais souvenir de dictées rébarbatives où l’accumulation de fautes met à mal l’estime de soi. Une fois entrées dans la vie active, nombre de personnes conservent ce complexe qui représente une entrave partielle à leur épanouissement professionnel.

L’écrit plus présent que jamais

Or, la généralisation des messageries électroniques, traitements de texte, logiciels de présentation et autres blogs, wikis et Intranets, a renforcé la part de la communication écrite dans les entreprises et les administrations. Celle-ci est de plus en plus assumée directement par les salariés et les cadres puisque les intermédiaires telles que les secrétaires ne sont plus forcément présentes pour prendre en charge ce travail.

De plus, le temps entre la conception et la diffusion du message se réduit comme peau de chagrin, tandis que la rédaction s’effectue directement via l’écran de l’ordinateur, rendant l’exercice plus difficile encore. Autant de facteurs qui font de l’écriture une activité en flux tendu, pratiquée sans filet, alors que cet élément participe de l’image de marque personnelle comme de celle de l’employeur.

Dès lors, produire des contenus puis les diffuser à ses collègues ou supérieurs, à des partenaires ou à des clients, nous expose au risque du jugement d’autrui. Certes, les correcteurs orthographiques inclus dans les logiciels - mais pas toujours utilisés - gomment l’essentiel des « coquilles » et des fautes de syntaxe. Mais les questions de grammaire (construction de la phrase, compréhension de ses différents composants et de leurs interactions - noms, pronoms, verbes, adverbes, compléments circonstanciels, prépositions principales et subordonnées, participes passés) relèvent d’une maîtrise plus globale de la langue.

 De fait, par blocage psychologique, certains salariés ou managers préfèreront limiter leurs échanges écrits, ou les confier à un tiers, pour ne pas s’exposer à la lecture critique des destinataires. Or, plus ces personnes progresseront dans leur carrière, plus sera tenue pour une évidence leur bonne pratique de la langue écrite. Seul le premier pas compte face à nos a priori. De même que l’idée de consulter un psychothérapeute peut susciter une réticence sur l’image que l’on se fait de soi, de même suivre une formation en orthographe peut « bloquer » certains d’entre nous. Or, l’appréhension initiale est bien supérieure à la réalité vécue.

 Que constate-t-on en effet au terme d’une ou deux journées passées à pratiquer des exercices sur la grammaire et la syntaxe ? Qu’il existe un réel plaisir à utiliser les mots à bon escient, à construire des phrases en assemblant de façon fluide leurs éléments de base. La pédagogie n’est plus celle de l’instituteur avec sa règle de fer prêt à sévir à la moindre faute. Les personnes sont d’abord mises en situation, réfléchissent ensemble aux règles qui structurent notre langue, puis participent à des exercices ludiques où seront appliquées les informations apprises en groupe.

Pourquoi dès lors continuer à subir les conséquences d’une orthographe hésitante quand on peut s’en faire une alliée, plaisante à utiliser, pratique pour exprimer clairement ses consignes et intentions, indispensable pour être reconnu(e) comme un professionnel de qualité ? L’effort initial demandé lors de la formation est bien vite récompensé par les bénéfices à long terme induits par la maîtrise de la communication écrite. Fer dès fotes n’est donc pas une fatalité, à condition d’en prendre conscience et de se doter du minimum d’outils indispensables à une langue qui se conçoit et s’exprime avec aisance et clarté, pour le plaisir et le confort de l’émetteur comme de ses destinataires…

 De fait, par blocage psychologique, certains salariés ou managers préfèreront limiter leurs échanges écrits, ou les confier à un tiers, pour ne pas s’exposer à la lecture critique des destinataires. Or, plus ces personnes progresseront dans leur carrière, plus sera tenue pour une évidence leur bonne pratique de la langue écrite. Seul le premier pas compte face à nos a priori. De même que l’idée de consulter un psychothérapeute peut susciter une réticence sur l’image que l’on se fait de soi, de même suivre une formation en orthographe peut « bloquer » certains d’entre nous. Or, l’appréhension initiale est bien supérieure à la réalité vécue.
Que constate-t-on en effet au terme d’une ou deux journées passées à pratiquer des exercices sur la grammaire et la syntaxe ? Qu’il existe un réel plaisir à utiliser les mots à bon escient, à construire des phrases en assemblant de façon fluide leurs éléments de base. La pédagogie n’est plus celle de l’instituteur avec sa règle de fer prêt à sévir à la moindre faute. Les personnes sont d’abord mises en situation, réfléchissent ensemble aux règles qui structurent notre langue, puis participent à des exercices ludiques où seront appliquées les informations apprises en groupe.

Pourquoi dès lors continuer à subir les conséquences d’une orthographe hésitante quand on peut s’en faire une alliée, plaisante à utiliser, pratique pour exprimer clairement ses consignes et intentions, indispensable pour être reconnu(e) comme un professionnel de qualité ? L’effort initial demandé lors de la formation est bien vite récompensé par les bénéfices à long terme induits par la maîtrise de la communication écrite. Fer dès fotes n’est donc pas une fatalité, à condition d’en prendre conscience et de se doter du minimum d’outils indispensables à une langue qui se conçoit et s’exprime avec aisance et clarté, pour le plaisir et le confort de l’émetteur comme de ses destinataires…

(Auteur : Isabelle Oggero, formateur-expert Orsys. Coach, formatrice en management, communication et développement personnel, fondatrice du cabinet Ikio).

 

 
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