Les neuf Worst Practices du décisionnel
Gartner a listé les neuf mauvaises pratiques dans le domaine du décisionnel. Qui peuvent se révéler fatales pour les projets…

Erreur n° 1 : « si on élabore un système décisionnel, tout le monde l’utilisera ». Si l’approche est centrée sur une vision technologique et les données, le risque est que la valeur ne soit pas perçue par les métiers, d’où un risque de désaffection de la part des utilisateurs. La solution : créer un centre de compétences décisionnel.

Erreur n° 2 : noyer les managers sous les données. C’est l’effet de la “culture excel » dans laquelle les utilisateurs extraient des données du système d’information pour les recompiler dans un tableur… mais sans pour autant partager les résultats avec les autres ! La solution : rechercher des sponsors business qui croient dans une approche transparente et sont capables de changer la culture d’entreprise. Pas facile…

Erreur n° 3 : « Un problème avec la qualité des données ? Quel problème ?” les utilisateurs n’adhèreront pas à un système décisionnel si celui-ci ne repose pas sur des données extrêmement fiables et exhaustives. La solution : auditer la qualité des données et mettre en place les bons processus qualité pour éliminer les données de mauvaises qualité avant qu’elles ne soient intégrées dans un datawarehouse.

Erreur n° 4 : “Evaluer d’autres plates-formes décisionnelles ? mais pour quoi faire ? » Acquérir une plate-forme décisionnelle parce qu’elle est fournie en standard avec d’autres applications corporate (un ERP par exemple) ne réduit pas nécessairement le coût de possession et ne satisfait pas toujours les besoins des utilisateurs. Les plates-formes décisionnelles ne sont pas (encore) des « commodities » et la plupart ne proposent pas les mêmes fonctionnalités. La solution : ne jamais ignorer toutes les solutions alternatives.

Erreur n° 5 : « Tout est parfait, ne changeons rien ». La plupart des entreprises gèrent les projets décisionnels de façon à délivrer une série finie de fonctionnalités, à l’échelle d’une direction métier par exemple. Mais le décisionnel est une « cible mouvante » dans la mesure où les utilisateurs font évoluer leurs besoins. Des changements qui peuvent affecter 35 à 50 % des fonctionnalités. La solution : anticiper l’obsolescence des solutions.

Erreur n° 6 : « il n’y a qu’à outsourcer le décisionnel ». Dès lors que des problèmes apparaissent, il est tentant de les reporter sur un tiers, via l’infogérance. En espérant qu’ils soient résolus pour un coût réduit ! Mais se focaliser sur les coûts aboutit souvent à construire des architectures sous dimensionnées et peu flexibles. La solution : infogérer seulement ce qui n’est pas dans le cœur de métier ou de façon temporaire.

Erreur n° 7 : « J’ai juste besoin d’un tableau de bord, et pour hier ! ». La plupart des entreprises demandent des tableaux de bord élaborés rapidement sans budget adapté. Au détriment d’investissements plus conséquents en business intelligence qui seraient pourtant bien plus efficaces. De fait, les tableaux de bord construits sont relativement pauvres car basés sur une vision en silos et non sur une vision d’entreprise. La solution : rendre les tableaux de bord plus attrayants avec des graphiques et pas seulement des séries de chiffres.

Erreur n° 8 : «X + Y = Z, n’est-ce pas ? ». Une approche de business intelligence vise à élaborer “une seule vision de la vérité”, mais la plupart des organisations éprouvent des difficultés à définir les fondamentaux sur lesquels va reposer la stratégie de business intelligence. Et même une « vision unique de la vérité » repose sur des relations étroites entre différents objets business (clients, produits, indicateurs de performance, métriques métiers…). La solution : harmoniser le vocabulaire et travailler sur les méta données (Master Data Management.

Erreur n° 9 : « Une stratégie Business Intelligence ? Non merci, nous nous fions à notre intuition ». C’est, selon Gartner, l’erreur la plus courante et la plus dangereuse. La solution : créer une « task force » chargée de formaliser la stratégie BI, en len avec la DSI et les directions métiers. Vraiment pas facile…
 
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